BON À SAVOIR

Information de votre Artisan Boulanger Franck PES et toujours bon à savoir :

 

Cinquième producteur de blé au monde, la France est un pays de tradition boulangère. Pourtant, la consommation de pain en France n'a cessé de chuter depuis au moins le début du XXe siècle. Les modifications du mode de vie, et le développement des techniques de réfrigération favorisant la consommation d'autres aliments, peuvent expliquer cette baisse de popularité.

Cette chute est moins marquée en Europe du Nord et en Italie ; ainsi, les Allemands sont les plus gros mangeurs de pain en Europe. En revanche, la France garde la spécificité culturelle de la baguette, très populaire, et encore généralement achetée à la boulangerie, faisant de la boulangerie le commerce de proximité favori des Français.

Quelques expressions courantes concernant le pain :

 

  • « Compagnon » : littéralement, la personne avec (cum en latin) qui l'on partage son pain (panis en latin) ; de compagnon vient le mot « copain ».
  • « Mieux vaut pain en poche que plume au chapeau » : tout ce qui est superficiel n'a pas de valeur réelle et ne nourrit pas.
  • « Être trempé comme une soupe » : la soupe, à l'origine, ne désignait pas un bouillon, mais le pain que l'on trempait dedans, d'où l'expression.
  • « Manger son pain blanc en premier » : avoir le meilleur de quelque chose, sous-entendu en attendant l'arrivée du moins bon. L'expression opposée est « manger son pain noir ».
  • Mihina-mofo toa vazaha nefa malagasy vavony : manger du pain comme un Français tout en ayant un estomac de Malgache.
  • « Être au pain sec et à l'eau » : ne disposer que de ressources alimentaires minimales.
  • « Ça ne mange pas de pain » : se dit d'un acte sans conséquence grave, ou qui consomme peu de ressources essentielles ; et aussi, cela ne coûte rien.
  • « Bon comme du bon pain » : qualifie une personne incapable de malveillance.
  • « Retirer le pain de la bouche » : empêcher de gagner sa vie.
  • « Gagner son pain quotidien » : exercer son métier, plus familièrement « gagner sa croûte ».
  • « Mettre un pain » : frapper quelqu'un.
  • « Prendre un pain » : avoir une amende ou endommager quelque chose.
  • « Il a plus de la moitié de son pain cuit » : se dit de quelqu'un qui n'a plus longtemps à vivre.
  • « Il n'y a ni pain ni pâte au logis » : se dit de quand il est temps de faire les courses.
  • « Il a mangé du pain du roi » : il a fait de la prison.
  • « Être né pour un petit pain » : avoir peu d'ambition, avoir un avenir médiocre.
  • « Tel pain, telle soupe » : qui se ressemble s'assemble
  • « Réussir mieux en pain qu'en farine » : terminer heureusement une affaire qui avait mal commencé.
  • « Être pain » : expression québécoise française signifiant être idiot ou incapable dans un domaine défini.
  • « Avoir mangé plus d'un pain » : avoir beaucoup voyagé.
  • « Il vaut mieux courir à la miche qu'au médecin » : avoir un bon appétit est signe de bonne santé.
  • « Lui faire passer le goût du pain » : tuer quelqu’un.
  • « Du pain et des jeux » : ce que réclamait le peuple romain (Panem et circenses), de la nourriture et des distractions.
  • « Faire son pain » : en tirer des revenus.
  • « Pain coupé n'a pas de maître » : une tranche de pain posée sur la table est à tout le monde.
  • En musique, faire un « pain » : c'est faire une fausse note dans un langage plutôt argotique.
  • « Emprunter un pain sur la fournée » : avoir un enfant avant mariage.
  • « Pain du Royaume » : l'Eucharistie.
  • « Planche à pain » : femme sans poitrine.
  • « Pour une bouchée de pain » : réaliser un achat à très bas prix.
  • « Long comme un jour sans pain» : durée interminable, ou personne de grande taille.
  • « Avoir du pain sur la planche » : initialement, ne pas avoir besoin de travailler pour manger. Depuis 1914-1918, a pris le sens de « avoir beaucoup de travail».
  • « Ça se vend comme des petits pains » : c'est très populaire, ça se vend bien.
  • « Enlever le pain de la bouche à quelqu'un » : Priver quelqu'un de ce qui est nécessaire.
  • « Ne pas manger de ce pain là » : se dit par une personne refusant de se mêler à une affaire qui lui semble étrange (l'affaire = le pain).
  • « Ne pas en perdre une miette» : ne rien laisser (sous-entendu une miette de pain).
  • « C'est du pain bénit » : quand on parle de quelque chose qui « nous tombe du ciel » et qui est perçu comme une aubaine
  • « Gagner son pain à la sueur de son front» : gagner sa vie en travaillant.
  • « Rompre le pain avec quelqu'un» : c'est partager de manière amicale quelque chose avec un autre.
  • « Pain dérobé réveille l'appétit » : ce qui est attrayant est plus attractif.